Quelle invitation! C’est pourtant la rentrée, me diriez-vous? Cela dépend pour qui, répondrais-je alors. Il y a ceux pour qui c’est la rentrée effectivement, parce qu’ils ont un agenda dans lequel elle est bel et bien programmée, et parce qu’ils peuvent s’y soumettre. Mais il y aussi ceux qui n’ont pas d’agenda, ou quand bien même ils en avaient un, ils ne peuvent pas le réaliser. En Haïti, par exemple; pour raison de crise structurelle…, d’insécurité désormais habituelle, de guerre contre la population, même si elle ne dit pas son nom, en raison de la vie devenue impossible presque, de quartiers entièrement ravagés, d’écoles incendiées, la rentrée est reportée pour octobre – pour donner le temps au temps…, vous l’avez deviné sans doute. Un malade pour s’empirer, pour mourir comme pour guérir, a parfois besoin d’un peu de temps. Il y va par étapes progressives, mais certaines. Pour justifier ce report de la réouverture des classes, le « ministre » de l’Éducation évoque le manque de liquidité des parents d’élèves – l’école est généralement payante en Haïti. Avant les vacances, il avait fait un discours réaliste dans lequel il parlait de l’effondrement de l’école, de l’échec du « système » éducatif haïtien. Le premier ministre, pour sa part, tout aussi réaliste, parlait d’effondrement de l’État haïtien.
Ce que ni le ministre de l’Éducation ni le Premier Ministre ne disent, c’est que nous avons certes été conduits à cet effondrement, à cette déchéance, mais nous y avons tous contribué à un niveau ou un autre, par incurie, par manque de sens de responsabilité, de sens de l’État, de citoyenneté, de patriotisme… Nos pitreries et nos bêtises ont eu finalement raison de nous. Nous voilà face à une impasse sans même une certaine volonté politique de nous ressaisir, de changer de cap. Nous persévérons dans la bêtise, nous insistons, et avançons droit devant obstinément comme pour mieux embrasser l’échec, mieux l’empoigner et signer notre perte. Nous n’avons pas encore compris qu’un État, cela se construit, et il faut pour cela des gens intelligents, des visionnaires qui ont le sens du bien commun, du sacrifice.
Envahir l’Amérique
Comme pour les élèves et les étudiants haïtiens qui n’ont pas vraiment le choix, nous ne serons donc pas au rendez-vous de la rentrée. Nous avons choisi de les rejoindre dans leur absence de choix, de leur être solidaire en quelque sorte. Nous avons choisi l’évasion, et pour le coup il s’agit bien d’un choix, délibéré, pour ne pas devenir fou face à l’absurdité de cette réalité déconcertante. Et dans notre évasion, nous accompagne une hypothèse, qui est en même temps une question : et si l’on envahissait les États-Unis d’Amérique?
Certains me diraient qu’ils n’en reviennent pas; d’autres qu’ils n’ont pas compris. Je reprends alors l’hypothèse qui est en même temps une question : pourquoi n’envahirait-on pas les États-Unis d’Amérique? Faut-il à ce propos reprendre aussi l’argumentation classique pour tenter de convaincre ceux qui sont encore dubitatifs et perplexes?
Les civilisations antiques : celles, disons pour résumer, des Assyro-Babyloniens, des Égyptiens, des Perses…ont fait leur temps et ne sont plus. Rome, que l’on croyait éternelle, a été envahie et prise par les Vandales…, le continent des Amérindiens, rebaptisé Amérique, a été envahi par l’Espagne, le Portugal, la France, l’Angleterre…, et aujourd’hui encore, malgré les lois internationales certains pays n’envahissent-ils pas bien d’autres au sens propre comme au sens figuré du terme?
Comparaison n’est pas raison me direz-vous. En tout cas, il reste que cette question-hypothèse est tout à fait recevable, et elle est de fait posée sous forme de fiction à partir d’un roman paru en 1992 à Narenia, puis republié en 2002 à Serpent à Plumes sous le titre Et si l’on envahissait les USA? Schiller Jean-Baptiste, l’auteur, est né à Port-au-Prince en 1957. Il a vécu enfant en Centrafrique, au Niger et au Cameroun. Il a fait des études en Sciences politiques et en sociologie ; il vivrait de nos jours à Port-au-Prince.
Le contexte
L’action se passe avant le fameux tremblement de terre de 2010, sous le gouvernement des militaires putschistes de Raoul Cédras qui a renversé Jean-Bertrand Aristide en 1990 pour couper court à la seule élection qui ait peut-être été démocratique en Haïti. Émile Jonassaint, un brillant juge à la Cour de cassation, originaire de Port-de-Paix, est propulsé au pouvoir comme ce fut le cas auparavant pour Ertha Pascal Trouillot (1990-1991) dans la suite du gouvernement militaire de Prosper Avril (1988-1990), comme pour Joseph Nérette (1991-1992), comme ce sera le cas pour Alexandre Boniface (2004-2026) après le deuxième coup d’état perpétré contre Aristide, toujours dans la logique de respecter la Constitution de 1987. Aux USA, Bill Clinton remplace George W. Bush et décide de jouer la carte Aristide. Étant donné la popularité du président renversé, il choisit de le faire revenir au pays et de l’utiliser au service des intérêts étatsuniens. Commence alors tout un ballet d’allers-retours entre les représentants des putschistes soutenus dans les coulisses par un secteur à Washington, et les membres du gouvernement d’Aristide, soutenus par un autre secteur toujours à Washington. Des dilatoires à n’en plus finir, de la propagande qui abrutit et qui fatigue. Embargo commercial, délocalisation des industries de sous-traitance qui donnaient du travail à un certain nombre de gens dans la population, exode massive vers la République Dominicaine, les Bahamas et les États-Unis… Le peuple est abois, il est réprimé par les groupes paramilitaires (FRAPH) au service du pouvoir bien sûr, lui-même au service d’intérêts non-nationaux. Dans sa souffrance, comme souvent, le peuple tend les bras vers le ciel, supplie, crie, jeûne, chante, s’étouffe. Washington menace d’intervenir, Jonassaint agite une armée de zombis et affirme pouvoir résister à l’invasion. Washington envahit Haïti, remet Aristide au pouvoir. Cédras part en exil. L’armée d’Haïti est supprimée, au moins de fait, Jonassaint décède de sa belle mort, et la situation du peuple haïtien ne s’est pas améliorée. Bien au contraire : des armes auparavant en possession des militaires et paramilitaires partent dans la nature, les biens de l’État, ports et aéroports inclus, ont été vendus au secteur privé des affaires qui, depuis lors, profitant d’absence de cadres juridiques adéquats pour accompagner cette évolution, prend de plus en plus de place, fait et défait avec la complicité de bandits internationaux en cravate. On n’oubliera pas de mentionner d’autres bandits – en savate – d’origine haïtienne expulsés des prisons des États-Unis et du Canada, qui se retrouvent sur le sol haïtien lâchés dans la nature, qui continuent tout simplement leur métier de gangster sans pouvoir être inquiétés par la police. En voilà donc une clé pour comprendre la montée de la criminalité, la concurrence déloyale dans le secteur des Affaires, la multiplication des gangs, les pratiques de rançonnement, de trafic d’êtres humains dans l’espace national devenu de surcroit un carrefour de la drogue en partance vers l’Amérique du Nord. Et tout cela sous les yeux d’autorités Onusiennes, qui apportent le choléra, qui violent et qui organisent même dit-on les bandes armées, lesquelles, à leur tour, rendraient des comptes à certaines ambassades tout comme le font certaines unités de la Police d’ailleurs. La Constitution de 1987 ne reconnaît pourtant d’autres forces légitimes sur le territoire national que les Forces Armées d’Haïti et la Police. Avant les Forces Onusiennes, il y eut, comme dit auparavant, les Marines ramenant Jean-Bertrand Aristide en 1995, puis des troupes encore étatsuniennes, françaises et canadiennes, qui accompagnèrent son deuxième renversement en 2004, année du bicentenaire de l’indépendance.
Quelques personnages du roman
En premier lieu : Sessondfer Lepitre, lire « Cessons d’faire le pitre ». Il faut avoir présent que l’oralité est très présente dans la culture haïtienne. Il importe alors de ne pas se focaliser sur l’orthographe du nom mais d’en goûter le sens oral. Sessondfer Lepitre est président provisoire d’Haïti. Le rôle qu’il joue est évidemment conforme à une partie de son nom et prénom (Fer Lepitre).
Quelques autres personnages importants du roman : Manman (sic) Mirambelle, prêtresse vodou (mambo), une haïtienne de fait devenue Maire « collatéral » de Miami. Alors qu’en un premier temps elle pense pouvoir transférer les pratiques du Palais National (d’Haïti) à la mairie de Miami, mais se rendant compte qu’elle a quand même été témoin d’autres pratiques, elle vit à l’étranger, elle va chercher, en un second temps à transférer les pratiques de la mairie de Miami au Palais National d’Haïti. Elle en fera les frais.
Lucienne Lepigeon : elle est ministre des Affaires d’Autrui, des Dons, des Demandes et des Prêts…. Son nom laisse entendre qu’elle est prête à jouer de ses charmes, et elle semble le faire, pour obtenir tout ce qu’elle souhaite ou presque. Tel un pigeon, elle peut voyager, colporter…Elle aurait dû être ministre de la Communication ou de l’information ou mieux, des Affaires diplomatiques. Mais ce dernier rôle est normalement réservé au chef de l’État en Haïti, qui négocie et signe les accords.
Coupétêt : toutes les lettres se prononcent. Il s’agit d’un ancien chef de section devenu ministre de l’Armée. Comme pour Sessondfer Lepitre, son nom dit tout ce dont il est capable.
Sansucre, est ministre de l’Agriculture…. Il faut savoir que sous le régime de Duvalier, Haïti produisait du sucre, de l’huile comestible… et en exportait. Depuis la chute du régime en 1986, elle est passé de pays exportateur à pays importateur. Le ministre Sansucre gère alors du vent.
Contenu du roman
« Ce peuple oublie que nous ne sommes là que pour les élections. Et rien que pour les élections. Notre seule ambition consiste à les organiser. Et le peuple nous demande contre tout bon sens de gérer l’État en même temps. Quelle aberration, grand Dieu ! »
Voilà qui est dit, Sessondfer Lepitre n’est président provisoire d’Haïti que pour les élections. C’est donc à cela que se résume son programme. Mais pour faire des élections, il faut de l’argent. De l’argent pour les élections certes mais surtout pour pouvoir les acheter (et s’en mettre plein les poches): « c’est l’argent qui dirige le monde (…) L’argent et l’argent seul ». Or les caisses de l’État sont vides. Sessondfer Lepitre réunit alors son cabinet fait de bric et de broc pour poser le problème. Et soudain, une idée du ministre Sansucre : « et si on envahissait les États-Unis? ».
Les autres ministres, interloqués, n’en croyaient pas leurs oreilles. Le ministre Sansucre comprend son outrecuidance, essaie de rectifier le tir, se reprend, bafouille et se contredit. Mais l’idée était bel et bien lancée. Et contre toute attente, elle était finalement prise au sérieux. Le gouvernement envoie des communiqués aux médias, pour lesquels il a dû d’ailleurs s’expliquer auprès de Cheval-au-Galop, l’ambassadeur des USA à Port-au-Prince – nom qui fait allusion à un ambassadeur en Haïti que la population désignait sous le titre de « Bourrique Chargée ». À son arrivée au pays, nous sommes en 1990, il avait fait savoir qu’il était chargé d’une mission (celui de renverser le gouvernement d’Aristide?) et « bourrique chargée ne se répand pas en palabres : elle se met en route tout de suite ».
De l’autre côté des mers, à quelques centaines de kilomètres de Port-au-Prince, pour en venir au roman, Manman Mirambelle, qui se demandait comment faire pour régulariser son statut d’immigrée illégale à Miami, s’en prend à Gonzalez, un policier d’origine cubaine. Celui-ci, se rendant compte qu’il avait affaire à une Mambo, détalle – non en raison de la réputation que l’on a fait au vodou dans l’international, autrement tout le monde craindrait les adeptes du vodou, mais vraisemblablement parce que ce policier cubain entretenait aussi des croyances au candomblé cubain, analogue au vodou haïtien.
Toujours est-il que Manman Mirabelle a gagné cette première bataille. Quelques personnes, témoins de la scène, saluent son triomphe. Manman Mirambelle se retrouve bientôt à la tête d’une marée humaine, qui se dirige vers le City Hall et donc la mairie de la ville. L’objectif : dessoucher les autorités en place. Après tout cela ne se fait-il pas en Haïti? M. Balirez, le maire, qui préparait sa réélection, et qui n’avait pas intérêt à déplaire à la foule, reçoit Manman Mirambelle, qui se retrouve officieusement mairesse collatérale de la ville.
Manman Mirabelle écrit à Sessondfer Lepitre, président provisoire de la République d’Haïti, pour lui faire part de la situation, qu’il faut se garder de trop ébruiter pour ne pas éveiller les soupçons du reste des États-Uniens.
Après un moment d’hésitation et de refus de collaborer, mais puisqu’il est aussi question dans la lettre d’argent pour soutenir le projet de confiscation du pouvoir souhaitée par Sessondfer Lepitre, le gouvernement haïtien décide de prêter main forte à Manman Mirambelle. Le projet de la Mambo qui se réduisait à prendre le contrôle de la mairie est en quelque sorte réhaussé en rejoignant celui du gouvernement haïtien qui, lui, souhaite contrôler s’il le faut tous les États-Unis pour avoir de l’argent et ainsi financer l’élection de Sessondfer Lepitre.
Sessondfer Lepitre commence effectivement à bénéficier des retombées de cette alliance. Le palais national (qui n’est pas encore mis par terre par le tremblement de terre de 2010) est repeint…mais le président Lepitre en veut davantage. Il en faut de toute évidence beaucoup plus pour emporter les élections qui se préparent. C’est alors que Manman Mirambelle réalise qu’il ne faut pas encourager la corruption. Elle décide de ne pas continuer d’alimenter les caisses du Président Lepitre, qui s’en retrouve alors bien fâché. Tout cela donna lieu à une correspondance intéressante entre les deux parties.
La situation de Manman Mirambelle dans un pays comme les États-Unis, son refus de collaborer à la corruption dans son pays d’origine, fait donc enrager le président provisoire d’Haïti, qui mobilise toute une armée de loups garous (allusion à Émile Jonassaint et son armée de zombis), prête à envahir la Floride. Il n’est désormais plus obligé de faire profil bas, de ne pas mettre en œuvre son projet, puisque Manman Mirabelle elle-même n’a pas continué à lui envoyer de l’argent.
Mais dans l’immédiat, commençons par le plus simple : Lepitre ourdit un complot contre Manman Mirabelle dans lequel il implique le propre neveu de celle-ci. Croyant que le complot a fonctionné, Sessondfer Lepitre donna sa démission comme Président provisoire d’Haïti, et se met en marche pour devenir maire à la place de la Mambo.
Appréciations
Six chapitres, répartis sur deux-cent-quarante-cinq pages bien écrites. Pas une seule faute de frappe. On lit toutefois à un certain moment de la durée « quelque soit » pour « quel que soit ». L’histoire et la géographie internationales sont mobilisées : allusion à Savannah aux USA, à Che Guevara en Amérique Latine, à Noriega au Panama, à Gorbatchev qui met fin à l’Union Soviétique. Il y est question non seulement d’Haïti, de Panama…, mais aussi de l’Iraq de Saddam Hussein, de la pratique de la peine de mort en Chine et aux USA…
Quelques entrées possibles dans le roman
J’en retiens au moins quatre entrées possibles 1) Insouciance d’autorités politiques 2) Sexisme et féminisme 3) Lutte pour le pouvoir 4) Rôle exacerbé de l’argent.
Insouciance d’autorités politiques qui n’ont pas de raison d’être au service de l’État.
L’existence d’un gouvernement qui distribue des « per diem » à ses ministres pour assister au carnaval, qui se désintéresse de la sécurité des citoyens, qui n’a pour objectif que de pouvoir acheter les prochaines élections parle de lui-même. Cela est vrai en Haïti, mais aussi ailleurs en quelque sorte. Manman Mirabelle prend d’assaut la mairie de Miami, le maire négocie avec elle une fonction officieuse tout en faisant croire à ses concitoyens que tout va bien. Son but : être reconduit dans son poste de maire.
Sexisme et féminisme dans le roman
Un ministre du gouvernement de Lepitre parle d’accroc à l’égalité du fait qu’il soit question d’un ministère dédié à la condition féminine (ministère créé si je ne m’abuse sous la présidence d’Aristide). Rolande Fleurdelys, la ministre à la condition des femmes dans le roman défend son portefeuille du bec et des ongles. Sa fermeté de caractère, sa force de conviction fait qu’elle reste inébranlable même face au président Lepitre, qui insiste sur la lubricité des femmes, oubliant qu’il peut s’agir là d’un vice également partagé par des hommes.
Lutte pour le pouvoir, calcul politique, guerres fratricides.
Sessondfer Lepitre s’oppose au début à Manman Mirambelle, puis se rallie pour finalement s’opposer de nouveau à elle. Il se sert du neveu même de Manman Mirambelle pour chercher de parvenir à ces fins alors même que la conquête des États-Unis devait être un enjeu qui mobilise toute leur intelligence, toutes leurs forces.
L’argent et d’autres valeurs :
L’argent paraît être la valeur-étalon. Il le faut donc pour être quelqu’un, être apprécié, occuper les meilleures places. Mais si au-début du roman Sessondfer Lepitre, puis finalement tous ses ministres et en particulier Kalon, le ministre de l’Argent et de l’Épargne, reconnaissent que l’argent est important, ils finissent par accepter qu’il existe des valeurs autres que l’argent. Il n’importe donc pas de chercher à en posséder par tous les moyens. Marc L. Bazin bénéficiait de fonds vraisemblablement importants et était soutenu par des secteurs puissants, mais il n’a pas pu emporter les élections de 1990. La puissance et l’argent n’ouvrent pas toujours toutes les portes.
Conclusion
Et si l’on envahissait les USA plaidait sous forme de fiction la prise du contrôle des États-Unis par Haïti en 1992, et ce sont les États-Unis qui ont envahi Haïti dans la réalité pour redonner le pouvoir à Aristide en 1995 et ainsi perpétuer autrement le contrôle d’Haïti par les États-Unis. Le roman est réédité à Serpent à Plumes en 2022 comme pour réitérer toujours sous mode de fiction le souhait rendu public en 1992, et ce sont encore les soldats étatsuniens qui envahiront Haïti deux ans plus tard pour démettre Aristide du pouvoir et continuer la mainmise des États-Unis sur le pays par d’autres moyens.
Shiller Jean-Baptiste aurait publié en 2001 Rodhus 57, Tolérance Zéro, mais tel Antoine Innocent, auteur de Mimola, 1906, il est pratiquement l’homme d’un seul roman. Avec Et si l’on envahissait les USA, il a tout dit. « Cessons de faire le pitre » (Sessondfer Lepitre), un nom de code, tout un programme, qui reste à trouver des haïtiens authentiques, des nègres tout de bon pour le mettre en application.