On a parlé d’Haïti…

Un couple de Français, porté par un projet de vie et d’espoir, a été brutalement abattu,  alors qu’ils venaient  adopter. Ils rejoignent la tragédie de tout un peuple qui meurt parfois de plus en plus souvent de manière violente, plus l entement et plus sûrement de faim et de misère..

Comme vous le savez, nous devions y aller, précisément à cette période. Une fois de plus, l’insécurité étant majeure, nous avons dû reporter l’opération « troupeau de chèvres » que nous souhaitions mettre en oeuvre lors de ce déplacement. Le voyage était organisé, les billets pris, mais au dernier moment nous avons dû tout annuler. Les derniers événements nous donnent malheureusement raison.
Pendant plus de 15 jours, nos communications avec Savanette ont été interrompues, laissant planer un silence inquiétant.

Alors oui on a parlé d’Haïti, parce que le drame est venu frapper à notre porte, fauchant deux de nos compatriotes. Mais déjà l’émotion retombent, d’autres actualités passent au premier plan et Haïti disparaît de nos préoccupations

Soyons justes, certains médias commençaient à s’y intéresser, le Monde venait de titrer

« "La vie nous a quitté" Haïti paralysé par la contestation »  mais dans l’ensemble la presse’ donnait peu d’échos aux émeutes qui ensanglantent l’île

Pour tout vous avouer, n’eût été l’expérience que Jean Michel a du pays et les échos donnés par nos correspondant locaux, il n’est pas certain que l’avis de diplomatie.gouv « La situation est particulièrement tendue en Haïti depuis la mi-septembre. Les manifestations, accompagnées de barrages sur les principaux axes routiers et d’actes violents (jets de pierres, tirs…) sont très fréquentes. Des groupes violents sont actifs et entretiennent un climat d’insécurité. Il est donc recommandé de reporter tout voyage jusqu’à nouvel ordre.Pour rappel, l’ensemble du territoire haïtien est déconseillé sauf raison impérative (orange sur la carte des Conseils aux voyageurs). » m’aurait dissuadé d’autant que les choses paraissaient s’apaiser.

Devant la faible couverture médiatique des difficultés que rencontre au quotidien la population Haïtienne, nous avions pris l’initiative de tenter d’alerter l’opinion. Dans un interview avec Claude Gavach Jean Michel a résumé ses conclusion sur le pourquoi d’un tel silence « pas de pétrole, pas de gaz, pas de ressources minières « 

Nous avons aussi commencé à écrire aux hommes politiques et fini par lancer une pétition en ligne que vous pouvez signer et faire signer autour de vous, http://chng.it/M64HXqfvpG pour appeler à une mobilisation de l'opinion publique pour pousser notre diplomatie à intervenir dans le soutien à la crise d'un pays francophone

Courrier international le pays bloqué